Une fête à trois temps t’as vu : boire, manger, danser. Dans le désordre. “Shake, Shake, Shake“. Trois fois huit heures : vingt-quatre au total, occupées à prendre du plaisir, oui du plaisir.
Avouez que ce n’est pas tous les jours dimanche : là, c’est samedi 11 et dimanche 12 septembre, c’est noté ?
A la baguette trois spécialistes qui se sont regroupés autour de moi pour offrir le meilleur de la fête : de la nourriture, de la boisson, de la musique.
Une première journée comme on l’avait rêvée : des cocktails, des DJ, des canapés, du folk, de l’excellente bouffe, du croquet, de l’électro, des projections à gogo. « Shake, Shake, Shake ».
Alors, c’est parti, on profite, et on verra bien de quoi demain sera fait.
Bien à vous, John CasuTu la connais l’histoire ? On est en Ecosse au 19e siècle, les “maltmen” remuent l’orge dans le climat que tu imagines. Il pleut, il pleut beaucoup. Mais le “maltman” est courageux, il remue, il remue sous le crachin. A force, il choppe un mal de chien. De singe plutôt, je devrais dire. On appelle ça “monkey shoulder”, littéralement “l’épaule de singe”, une sorte de rhumatisme qui te laisse sur les fesses, rapport au froid, à l’humidité, aux courants d’air. J’adore. L’Ecosse quoi. Quand on lui raconte, à John Casu, une histoire comme ça. Ben il dit c’est pour moi, c’est tout.
C’est un scotch whisky, élaboré à partir de trois single malt : Glenfiddich, The Balvenie et Kininvie. Déjà quand t’entends les noms tu rêves. Les arômes se mélangent : miel, cannelle, vanille, tout ça remué par les épaules de singe. Ca donne un triple malt ambré, c’est fin, c’est fruité, miellé, herbacé, on retrouve de l’eau de rose, des épices, du gingembre, de la réglisee, des fruits rouges. Une véritable explosion mon vieux, et à ce genre de choses, John Casu est très sensible.
Ce que je sais, c’est que John Casu et Monkey Shoulder, ça a tilté direct : un mélange d’histoire solide et de côté décalé. On est long en bouche et gourmand, mais on sait aussi s’amuser. C’est pareil, on sait d’où on vient on sait où on sort, on sait avec qui. Pas de surprises, du goût, de la qualité, et on se la coule douce ensemble, bien entourés, avec de la musique et de la bonne bouffe. Note ça : “C’est pas à une épaule de singe qu’on apprend à faire la grimace”. Foi de John Casu.